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# Posté le mardi 03 juin 2008 11:50

Modifié le dimanche 12 octobre 2008 07:55

Geisha, Suite

Geisha, Suite

Le métier a survécu mais les geishas sont aujourd'hui largement dépassées en nombre par les hôtesses de bar, même s'il existe encore quelques geishas traditionnelles, ainsi que quelques hommes capables d'apprécier leurs talents raffinés.

Interview de Satomi, Geisha moderne, Jeune occidentale


A ton avis, qu'est-ce qui, dans cette tradition, traduit les fondements psychologiques japonais concernant les rapports hommes/femmes ?
C'est une excellente parabole de la société japonaise, très patriarcale ou la femme n'y a qu'un rôle secondaire. Mais c'est aussi représentatif du respect que les Japonais portent aux choses raffinées. On peut également y voir une parallèle avec les jardins japonais ou les bonzaï - tout ce qui porte à la manipulation de la nature, pour la rendre plus proche d'un idéal plutôt que de sa réalité.

Tu aurais participé à l'élaboration du film Mémoires d'une Geisha.
Non. J'ai failli, mais ce film est une vision beaucoup trop hollywoodienne de la geisha pour que je me compromette dans ce genre de projet...

Trouves-tu que l'adaptation cinématographique est fidèle à la réalité de la vie des geishas (en se replaçant dans l'époque évidemment) ?
Non, pas vraiment. Il y a un côté très anecdotique et cliché dans le film. Au Japon, dans les rapports sociaux, tout est dans la réserve. Il y a un terme pour cela - en fait deux pour être précise. Le premier définit ce que l'on ressent et le second ce que l'on montre. Il ne s'agit pas d'hypocrisie au sens où nous pouvons l'entendre, mais plus d'une forme de respect envers les autres à qui l'on n'a pas à faire subir nos états d'âme. De plus, la colère y est vue comme un signe de faiblesse, elle est très dévalorisante pour une personne qui s'y abandonne. Ce qui est vrai dans la société japonaise l'est encore plus pour les geishas. Les hommes qui les payent attendent d'elles le maximum. Il est impensable de voir une geisha se donner en spectacle et montrer ses ressentiments envers une rivale comme on le voit dans le film.

Mais ce film est-il pertinent justement, concernant le mode de vie des geishas aujourd'hui ?
Rien n'a vraiment changé dans leur mode de vie de geishas. En cela le film est intemporel. Mais c'est aussi parce qu'il n'y a pas eu d'évolution que ce milieu est sur le déclin. C'est peut être aussi ce qui fait leur intérêt, on va bientôt visiter les geishas comme on va au musée, mais il y a un vrai besoin de moderniser le concept si on veut qu'il survive.
Les geishas d'aujourd'hui sont limitées à des fonctions qui ne sont plus vraiment en rapport avec les besoins des hommes d'affaire de notre époque.

A ce propos, comment expliques-tu que ce phénomène perdure encore ?
Les traditions sont tenaces au Japon. Même si c'est un pays moderne. Elles en sont les bases et c'est à travers elles que le Japon garde son identité. Les Japonais ne voient aucun paradoxe dans le fait que des femmes soient en kimono dans des villes ultra modernes. Mais il est quand même de plus en plus difficile de plier les jeunes filles, ayant connu le monde au moins par la télévision, a la rigueur de la vie dans un okya.


Sélection Livre : Ma vie de geisha de Mineko Iwasaki

# Posté le jeudi 21 février 2008 09:42

Modifié le jeudi 21 février 2008 10:01

DOSSIER : Geisha

DOSSIER : Geisha

Alors contrairement à l'idée reçue, les geisha ne sont pas des prostitués de luxe. Il est vrai que certaines prostituées ont utilisé cette appellation pour booster leur commerce. Il est vrai aussi que pendant la guerre, afin de pouvoir survivre certaines geisha ce sont laissé tenter par ces pratiques et ce n'est pas vous, qui mangez à votre faim tous les jours, qui pourrez les blâmer.
La vrai geisha n'avait pas besoin de s'abaisser à de telles pratiques, elle gagnait suffisamment sa vie autrement. D'ailleurs les okiya possédaient généralement une ou deux prostitués pour répondre à ces attentes.
Leur mauvaise réputation vient des hôtesses, dites makura geisha, littéralement "dame d'oreiller", engagées lors des réunions pour messieurs seuls qui ont lieu à l'hôtel. Elles se vêtent du kimono traditionnel, sans arborer le maquillage consacré, chantent et dansent - mal en général - le même répertoire que les geisha et servent du whisky ou du saké au lieu de thé, avant de former des couples avec les invités. S'il est vrai que certaines Geishas de bas niveau s'adonnaient à la prostitution, il en est autrement de la grande majorité des véritables professionnelles de l'Art de Vivre dont la sophistication a toujours été à l'opposé du monde glauque qu'on leur attribue. Bien qu'autrefois, il était possible et presque systématique d'acheter leur virginité, elles n'étaient pas forcées d'avoir des relations sexuelles avec leurs clients, ni même avec l'homme qui avait payé beaucoup d'argent pour acheter leur virginité.
Le Mizuage, n'est comme le montre dans de nombreux sites, le moment où la geisha perdait sa virginité ! Le Mizuage était une cérémonie, une étape fondamentale de la formation des geisha : elle marquait la fin de leur apprentissage en tant que maiko par leur passage à l'âge adulte.

Les geisha sont des femmes dont le rôle est de divertir un homme ou un groupe d'hommes par sa conversation et sa maîtrise des arts traditionnels tels que la danse, le chant et la musique. C'est une profession à part entière qui est bien décrite par son nom : la geisha doit savoir, par sa culture, animer une réunion ou un dîner pour plusieurs invités et elle participe activement aux moments de plaisir que sont les banquets en apportant les éléments artistiques et esthétiques les plus raffinés. Elle fait partie, avec tout le respect que cela entraîne, de l'univers culturel nippon. La véritable geisha, parce qu'elle pratique les Arts Elevés, jouit ainsi d'autant de prestige et d'admiration qu'il en est accordé aux sumos.
Les recherches les plus récentes ont démontrés l'existence de geishas, c'est-à-dire de personnes dédiées aux arts et aux divertissements, depuis les débuts de l'histoire japonaise. Ce sont alors essentiellement des hommes (otoko no geisha), puis la profession se féminise avant de devenir exclusivement féminine.
Mais réellement, l'histoire des Geishas, proprement dites, est relativement récente. Apparues vers 1660 à Edo, elles furent rapidement appréciées par leur éducation et leur raffinement dans l'art de converser et leur élégance.
Au début du XVIIe siècle, les geisha se regroupent en « maisons » (okiya) autour d'une protectrice, fonctionnant avec une hiérarchie qui est basée sur l'ancienneté des filles, des règles de vie et sur le rôle et les fonctions d'une Geisha. Les jeunes filles, parfois venues de leur plein gré chercher fortune, mais le plus souvent vendues par leurs parents, ( Aujourd'hui la loi exige qu'elles soient allées à l'école jusqu'à 15 ans.) y subissent un apprentissage, long et difficile, qui dure tout le temps de leur enfance et de leur adolescence. Conduit sous la direction dune mère (Mama San) qui gère toute la maison, cet enseignement mène à la maîtrise des arts de la danse, de la musique (koto et shamisen) et du chant, ainsi que de l'habillage, du maquillage et de la conversation.

( Chaque Geisha possède environ une quinzaine de somptueux kimonos dont le prix peut varier de 80 à 150.000 F ( 12.000 à 23.000 ¤ ). Achetés par la patronne ( Mama San ) de sa "maison", ils seront remboursés au fur et à mesure des gains obtenus par la Geisha. Ce remboursement s'étale généralement sur plusieurs années. )

Cet investissement très lourd consenti auprès des jeunes initiées les lie pour de longues années à leur protectrice et à leur maison.
Traditionnellement, chaque geisha avait un protecteur, un danna. Aujourd'hui, il n'y a pas assez d'hommes riches pour que chacune ait son danna. Celui-ci est généralement un homme d'affaire, un directeur de société. Il lui verse une pension mensuelle et lui paie son temps en plus lorsqu'elle participe à un banquet.


Devenues âgées, les geishas se marient ou bien dirigent elles-mêmes une maison, veillant à leur tour sur les nouvelles recrues. Cultivant l'ambiguïté entre l'état de courtisane et celui de prostituée, les plus douées d'entre elles, intelligentes et raffinées, très célèbres et très courtisées, servent souvent de confidentes influentes aux puissants.
Cependant, au début du XVIIIe siècle, dans un Japon de plus en plus influencé par le confucianisme (qui en gros voulait restaurer l'odre d'antan), les geishas sont peu à peu assimilées aux prostituées et exilées dans des quartiers clos, entourés de murs et de fossés. En effet, en 1700, un décret Shogunal voulut réglementer cette nouvelle profession et obligea les Geishas à résider dans des "quartiers réservés"
Devant ce regroupement forcé avec les prostituées des quartiers de "plaisirs", un certain nombre de Geishas décidèrent de quitter leur "maison" ( Okiya ), établissement auquel elles appartenaient. Elles se regroupèrent alors en écoles à Gion ( Kyôto ) et Fukagawa ( Edo ). Ce sont elles qui maintinrent la tradition intacte ; la tradition et la culture des Geishas.
Dans les quartiers "réservés", les anciennes Geishas devinrent de simples courtisanes, dont seul le costume gardait un lien avec leur origine. A la fermeture de ces quartiers, elles disparurent également, laissant les seules Geishas perpétuer la véritable tradition et le maintien de cette profession. Après la deuxième guerre mondiale, le nombre de Geishas se réduisit de plus en plus.


( sources : allociné, encarta, divers sites )


http://www.dailymotion.com/video/xjrv7_le-secret-des-geishas


Pour connaître les parures d'une Geisha

# Posté le jeudi 21 février 2008 09:38

Modifié le jeudi 21 février 2008 09:58

Autre court métrage

ONE MAN BAND





Excellent court-métrage musical qui met en compétition deux musiciens de rue, afin de savoir qui des deux, arrivera à obtenir la pièce d'une petite fille. Lequel arrivera à surpasser l'autre dans cette guerre sans merci, à coups de violons, trompettes, tambours et autres instruments de musique. Pixar réussit comme toujours à nous surprendre, niveau graphisme, il se surpasse comme d'habitude, surtout au niveau des personnages !

# Posté le lundi 21 janvier 2008 12:52

Knick Knack, court métrage de Pixar : ) ( 4 min ) ( 1992 )



Que le monde est cruel avec ce pauvre bonhomme de neige !
Quatrième court-métrage de la part de Pixar Animation Studios. Toujours autant de surprise, d'idées, de trouvailles. Mais hélas, une fin malheureuse
!


# Posté le lundi 21 janvier 2008 12:26